La sortie était annoncée pour la fin de matinée. À dix-sept heures, la personne attend encore dans le fauteuil du couloir, sa valise à côté d’elle, en se demandant qui doit appeler qui.
Cette scène se joue tous les jours dans les hôpitaux lyonnais, et elle n’a presque jamais de cause médicale. Le transport sortie d’hospitalisation se prépare mal, en général parce que personne n’a été clair sur qui s’en occupe.
Le retour est pris en charge, à une condition
Beaucoup de patients pensent que seul le trajet d’admission ouvre droit à un remboursement. C’est faux. Les transports liés à une hospitalisation sont couverts à l’entrée comme à la sortie, quelle que soit la durée du séjour, complet, partiel ou ambulatoire.
Les séances de chimiothérapie, de radiothérapie et d’hémodialyse sont d’ailleurs assimilées à une hospitalisation, ce qui ouvre les mêmes droits.
La condition ne change pas : une prescription médicale de transport établie avant le trajet. Sans elle, c’est une course ordinaire, entièrement à votre charge.
Qui rédige le bon de sortie
C’est le médecin hospitalier, pas votre médecin traitant. Le service qui vous a pris en charge établit le document au moment de valider la sortie, en cochant le mode adapté à votre état après l’intervention ou le traitement.
Ça paraît évident écrit comme ça. Dans la réalité, ce papier se perd souvent dans l’agitation d’une fin de séjour. On signe des documents, on récupère des ordonnances, on écoute les consignes de surveillance, et personne ne vérifie que le bon de transport est bien dans la pochette.
Le moment où poser la question, c’est celui où l’équipe vous annonce la date de sortie. Une phrase suffit : est-ce que le transport de retour est prescrit, et sous quelle forme.
Si votre état s’est amélioré au point que le retour peut se faire en voiture avec un proche, la prise en charge reste possible sur la base du barème kilométrique. La caisse accepte un mode moins coûteux que celui prescrit.
L’ambulatoire, là où ça coince le plus
La chirurgie ambulatoire a changé le parcours de milliers de patients dans la métropole. On entre le matin, on ressort le soir. Sur le papier c’est simple, et c’est pourtant le cas où l’organisation du retour se révèle la plus délicate.
Après une anesthésie générale ou une sédation, la conduite est proscrite pendant vingt-quatre heures et le retour seul est déconseillé. Les équipes le rappellent systématiquement, mais l’information arrive parfois trop tard, un jour où aucun proche n’est disponible.
Un transport assis professionnalisé règle la question. Le patient est pris en charge à la porte du service, accompagné jusqu’au véhicule, puis raccompagné chez lui. Sur ce type de sortie, un chauffeur qui connaît le fonctionnement des établissements fait gagner un temps considérable.
Réserver au bon moment
C’est le point qui agace tout le monde, des deux côtés.
Réserver la veille pour huit heures du matin, c’est souvent un véhicule qui attend pendant que la visite du chirurgien prend du retard. Appeler au moment où l’infirmière remet le bulletin de sortie, c’est souvent une heure d’attente de plus.
Ce qui marche bien, d’expérience : prévenir dès que la date est connue, même sans horaire précis, pour bloquer le créneau. Puis confirmer l’heure réelle le jour même, quand l’équipe valide la sortie. Comptez ensuite trente à quarante-cinq minutes entre l’appel et la prise en charge, davantage aux heures de pointe sur le périphérique.
Les sorties de fin de journée méritent d’être anticipées davantage. Entre dix-sept et dix-neuf heures, tout le monde veut partir en même temps.
Ce qu’il faut avoir en main avant de quitter la chambre
Une liste courte évite les allers-retours et les appels au service le lendemain :
- la prescription médicale de transport, signée par le médecin hospitalier ;
- la carte Vitale et l’attestation de mutuelle ;
- le bulletin de situation, souvent réclamé par l’employeur ou la caisse ;
- les ordonnances et les consignes de surveillance ;
- les coordonnées du service, pour les questions des jours suivants.
Le bon de transport se glisse facilement entre deux ordonnances et finit à la poubelle avec les papiers inutiles. Rangez-le à part.
Chaque établissement a sa logistique
Sur Lyon et l’Est lyonnais, les configurations varient beaucoup, et ça change la façon dont un retour s’organise.
À Édouard Herriot, la disposition en pavillons oblige à savoir précisément dans quel bâtiment se trouve le patient. Sur le groupement Est à Bron, qui réunit l’hôpital cardiologique, l’hôpital neurologique et l’hôpital Femme-Mère-Enfant, les accès diffèrent d’un site à l’autre et les zones de dépose ne sont pas interchangeables. Au Centre Léon Bérard, les sorties d’hospitalisation de jour se concentrent sur des plages précises, ce qui crée des pics.
Un transporteur qui circule tous les jours entre ces établissements sait où se garer et à quel accueil se présenter. C’est invisible sur un devis et très concret le jour même.
Les sorties du vendredi et des veilles de week-end
Il y a un phénomène que tout le monde constate à l’hôpital sans forcément le formuler : les services libèrent beaucoup de lits le vendredi.
Résultat, les demandes de transport se concentrent sur quelques heures, entre la fin de matinée et le milieu d’après-midi, et les transporteurs du secteur sont tous sollicités au même moment. Une sortie prévue un vendredi à 14 heures n’a pas la même facilité qu’un mardi à la même heure.
Même remarque pour les veilles de jours fériés et pour la période autour des fêtes, où les effectifs réduits allongent les délais de sortie tout en concentrant les départs.
Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura personne pour vous ramener. Ça veut dire qu’un appel passé la veille change beaucoup de choses par rapport à un appel passé au moment de récupérer le bulletin.
Le retour ne s’arrête pas au trottoir
Une sortie d’hospitalisation ne se termine pas quand le véhicule se gare devant l’immeuble. Quelqu’un qui vient d’être opéré, qui porte une attelle ou qui sort d’une semaine alitée ne monte pas trois étages avec une valise dans une main et une canne dans l’autre.
Aider à porter les affaires, attendre que la porte s’ouvre, s’assurer que quelqu’un est présent à l’intérieur quand c’est prévu : ces gestes ne figurent sur aucune grille tarifaire et font toute la différence pour une personne qui rentre seule.
Quand aucun proche ne peut être là, dites-le au moment de la réservation. Ça nous permet de prévoir le temps nécessaire plutôt que d’enchaîner sur une autre course.
Anticiper dès l’entrée
Le meilleur conseil que je puisse donner tient en une phrase : la sortie se prépare le jour de l’admission.
Quand on vous annonce la durée prévisible du séjour, la question du retour peut déjà être posée. Ça laisse le temps d’obtenir la prescription dans de bonnes conditions, de prévenir un proche et de réserver sans dépendre des disponibilités de dernière minute. Pour une hospitalisation programmée, rien n’empêche de caler le retour en même temps que l’aller.
AB Taxi assure les retours d’hospitalisation depuis les établissements lyonnais vers Saint-Priest, Meyzieu, Genas, Chassieu, Décines, Bron et tout l’Est lyonnais, en tiers payant pour les trajets prescrits. Si une sortie se profile et que vous préférez la caler à l’avance, appelez Brahim au 06 67 91 92 19. Un créneau bloqué la veille vaut mieux qu’une heure d’attente dans un couloir.