Il y a deux façons de mal vivre la Part-Dieu. La première, c’est d’arriver avec vingt minutes d’avance et de passer quinze de ces vingt minutes à chercher par où sortir. La seconde, c’est de descendre du TGV avec deux valises un vendredi à 18h30 et de tomber sur une file de trente personnes.

Un taxi gare Part-Dieu, ça se trouve sans difficulté. Ce qui se complique, c’est tout le reste : de quel côté, à quelle heure, et avec combien de marge.

Deux stations, et ça change beaucoup de choses

La gare a deux sorties principales, et chacune a sa station de taxis officielle. Une côté boulevard Marius Vivier Merle, l’autre côté rue de la Villette.

Beaucoup de voyageurs ne connaissent que la première, parce que c’est celle qui donne sur le centre commercial et sur le métro. Résultat, elle absorbe l’essentiel du flux, pendant qu’à cent cinquante mètres de là, côté Villette, l’attente est régulièrement plus courte.

Ce n’est pas une règle absolue, ça dépend des heures et des jours. Mais quand vous voyez la file s’étirer côté Vivier Merle, ça vaut le coup de traverser plutôt que de patienter.

Sortir du bon côté quand on ne connaît pas

La gare a été remaniée en profondeur entre 2017 et 2023, et beaucoup de gens qui la fréquentaient il y a dix ans n’ont plus tout à fait leurs repères.

Le principe reste simple : depuis les quais, vous pouvez descendre vers l’un ou l’autre des deux halls. Les panneaux indiquent Vivier Merle d’un côté, Villette de l’autre. Le choix se fait normalement en fonction de votre destination, pas de l’habitude.

Si vous partez vers l’est, Villeurbanne, Bron, Décines ou plus loin dans l’Est lyonnais, la sortie Villette vous fait gagner du temps, tout simplement parce qu’elle évite de contourner la gare. Vers Vieux Lyon, la Presqu’île ou le sud, Vivier Merle a plutôt l’avantage.

Quand quelqu’un nous appelle pour une prise en charge et hésite, on lui demande simplement d’où vient son train et où il va. Ça se règle en trente secondes.

Les moments où la file devient un problème

Il y a des créneaux qu’on connaît par cœur à force.

Le vendredi entre 17 heures et 20 heures, la gare déverse les retours de semaine et les départs de week-end en même temps. Le dimanche soir, même chose à partir de 18 heures, avec en prime les familles et les étudiants qui rentrent. Le lundi matin très tôt, avant 7 heures, ce sont les voyageurs d’affaires qui partent, et le flux se concentre sur une heure.

En dehors de ces pointes, la station tourne correctement. Aux heures creuses d’un mardi après-midi, vous montez dans un véhicule en deux minutes.

Ce qui casse cette mécanique, ce sont les jours de salon à Eurexpo, les grosses affluences liées aux vacances scolaires et les épisodes de perturbation SNCF, où des trains entiers arrivent groupés avec deux heures de décalage. Ces jours-là, la file n’a plus rien à voir avec l’horaire théorique.

Prendre un TGV quand on habite l’Est lyonnais

C’est l’autre moitié du sujet, et celle qu’on nous demande le plus souvent.

Depuis Bron, Saint-Priest, Chassieu, Genas, Décines ou Meyzieu, rejoindre la Part-Dieu prend en général entre vingt et quarante minutes, selon l’heure et selon la commune. Ce qui varie le plus, ce n’est pas la distance, c’est le passage sur le boulevard périphérique et les accès au quartier d’affaires.

Le vrai piège, c’est la dernière portion. Vous êtes à cinq cents mètres de la gare et vous mettez huit minutes à y arriver, parce que tout le monde tourne au même endroit au même moment. Un lundi matin ou un vendredi en fin de journée, ça se produit systématiquement.

Notre conseil, quand un client réserve pour un train : ajoutez un quart d’heure à ce que vous pensez raisonnable. Un TGV ne se rattrape pas, un quart d’heure d’avance se passe assis dans le hall.

Et si vous partez de très bonne heure pour un premier train, précisez-le au moment de réserver. Les départs avant 6 heures se calent la veille, pas le matin même.

Avec des bagages, en famille, ou avec quelqu’un qui marche mal

La Part-Dieu est une gare fatigante. Les distances entre les quais et les sorties sont longues, il y a des escaliers et des ascenseurs parfois indisponibles, et l’affluence n’aide pas.

Pour une personne âgée, quelqu’un qui sort d’une opération ou une famille avec poussette et valises, la question n’est plus de trouver un taxi mais de réduire la distance à parcourir. C’est là que la prise en charge à un point convenu à l’avance prend tout son sens : le véhicule est à l’endroit indiqué, on charge, on part.

Quand c’est une personne à mobilité réduite qui voyage, dites-le au moment de la réservation. Un véhicule équipé d’une rampe ne s’improvise pas à la dernière minute, et la configuration de la gare rend l’accès plus simple d’un côté que de l’autre selon les travaux du moment.

Le quartier autour, qu’on oublie souvent

La gare n’est pas une destination isolée, elle est posée au milieu d’un quartier qui vit à son propre rythme. Les tours de bureaux se vident entre 17h30 et 19 heures, le centre commercial génère son propre flux le samedi, et les Halles Paul Bocuse attirent du monde le week-end et à l’heure du déjeuner.

Concrètement, ça veut dire qu’une course qui part ou qui arrive dans un rayon de cinq cents mètres autour de la gare n’a pas le même temps de trajet selon le moment. Un rendez-vous professionnel dans une tour de la Part-Dieu à 9 heures, ce n’est pas la même approche qu’un dîner aux Halles un mercredi soir.

Quand un client nous donne une adresse précise plutôt que « la gare », on peut choisir l’accès qui coince le moins. Ça paraît anodin et ça fait souvent cinq à dix minutes de différence.

Réserver ou faire la file, franchement

Les deux se défendent, et ça dépend de votre situation.

Si vous arrivez un mardi à 14 heures avec un sac à dos, la station officielle fera parfaitement l’affaire. Inutile de compliquer.

Si vous arrivez un vendredi soir, si vous avez un rendez-vous derrière, si vous voyagez avec des enfants ou beaucoup de bagages, ou si votre train risque d’avoir du retard, la réservation change la donne. Elle vous garantit un véhicule et un prix, et pour les trains, elle permet au chauffeur de suivre l’horaire réel plutôt que celui du billet.

Ce dernier point mérite d’être souligné. Un TGV annoncé à 19h12 qui arrive à 19h55, ça arrive plus souvent qu’on ne le voudrait. Avec le numéro de train, on ajuste sans que vous ayez à téléphoner depuis le quai.

Et pour aller à l’aéroport depuis la gare

Le Rhônexpress part du niveau -1, sous le hall, avec une signalétique orange difficile à manquer. Il met une trentaine de minutes jusqu’à Saint-Exupéry et circule de 4h25 à minuit environ.

C’est une bonne option quand on voyage léger et qu’on est dans les horaires. Elle l’est beaucoup moins avec trois valises, un vol très matinal, un vol de nuit, ou quand on est plusieurs, auquel cas l’addition des billets rejoint vite le prix d’un forfait taxi.

Pour organiser un départ ou une arrivée

AB Taxi assure les prises en charge et les déposes à la Part-Dieu, des deux côtés de la gare, comme les liaisons entre la gare et l’ensemble de l’Est lyonnais, Saint-Priest, Bron, Chassieu, Genas, Décines et Meyzieu.

Pour un train tôt le matin, un retour tardif ou un déplacement avec quelqu’un qui a besoin d’être accompagné, appelez Brahim au 06 67 91 92 19. On convient du point de rendez-vous précis à la réservation, ce qui évite de se chercher au téléphone au milieu de la foule.