Un mardi, 1h10 du matin, un client debout devant un restaurant fermé à Bron. Son téléphone à 8 % de batterie, la dernière rame partie depuis quarante-cinq minutes, et une adresse à Saint-Bonnet-de-Mûre. Ce genre d’appel, on en reçoit toutes les semaines.

Chercher un taxi de nuit Lyon à ce moment-là, c’est déjà trop tard. Pas impossible, mais nettement plus compliqué qu’une heure plus tôt.

Ce qui circule vraiment quand la nuit avance

Il y a beaucoup d’idées reçues là-dessus, alors autant poser les faits.

Les quatre lignes de métro roulent jusqu’à 2 heures du matin les vendredis et samedis. Les autres soirs, c’est nettement plus tôt, autour de minuit et quart selon les lignes et selon l’endroit où vous vous trouvez sur le parcours.

Il existe aussi quatre lignes de bus de nuit, les Pleine Lune, avec des départs depuis Cordeliers à 1h20, 2h30, 3h40 et 4h50. Elles fonctionnent de septembre à juin, uniquement les nuits du jeudi au vendredi, du vendredi au samedi et du samedi au dimanche.

Ce qui laisse un trou : le dimanche soir et les nuits du lundi au mercredi, il n’y a pas de dispositif nocturne. Et c’est précisément là que tombent la plupart des appels dont je parlais.

Le problème particulier de l’Est lyonnais

Les lignes de nuit sont pensées autour de la Presqu’île et des campus. Elles rayonnent depuis Cordeliers, elles desservent les grands secteurs résidentiels, elles font leur travail.

Mais quand vous habitez Genas, Saint-Bonnet-de-Mûre, Chassieu ou les zones pavillonnaires de Saint-Priest, ces lignes vous laissent au mieux à plusieurs kilomètres de chez vous. Un arrêt à Parilly ou à La Soie à 3 heures du matin, avec vingt-cinq minutes de marche derrière, ce n’est pas une solution pour tout le monde. Pour une femme seule, pour quelqu’un qui a bu, pour une personne âgée, c’en est même l’inverse.

C’est la raison pour laquelle l’activité de nuit représente une part réelle de notre travail. Pas par choix commercial, par manque d’alternative sur ce secteur.

Combien ça coûte, et pourquoi c’est plus cher

Autant être clair : la nuit coûte plus cher que le jour, et c’est encadré.

Chez nous, le tarif de nuit s’applique de 19 heures à 7 heures, avec un prix au kilomètre supérieur à celui de la journée. La grille complète est affichée sur la page tarifs du site, prise en charge, prix au kilomètre, tarif minimum de course, supplément à partir du cinquième passager et du troisième bagage.

Ce n’est pas une majoration décidée au feeling selon la tête du client ou l’heure d’arrivée. Les tarifs des taxis sont réglementés et affichés, et le compteur applique le tarif correspondant au créneau horaire.

Pour un trajet long, un retour d’Eurexpo ou une course vers l’aéroport en pleine nuit, demandez un forfait au moment de réserver. Vous saurez ce que vous payez avant de monter.

Ceux qui ne sortent pas le soir, mais qui travaillent

On associe le taxi de nuit à la sortie du bar. Dans les faits, une bonne partie de nos courses nocturnes n’a rien à voir avec la fête.

Le personnel hospitalier en trois-huit qui prend son service à 5 heures ou le termine à 21h30. Les équipes des plateformes logistiques de Saint-Priest, Genas et Chassieu, où les rotations démarrent bien avant le premier bus. Le personnel de l’aéroport, dont les premières prises de poste précèdent tous les vols du matin. Les cuisiniers et les serveurs qui débauchent à minuit passé, quand le service se termine.

Pour ces personnes, la question n’est pas de savoir si un taxi passera. C’est de mettre en place quelque chose de régulier, avec des horaires connus à l’avance et un chauffeur qui n’a pas besoin qu’on lui réexplique l’adresse à chaque fois.

Le retour de soirée, sans faire la leçon

Je ne vais pas faire de discours sur l’alcool au volant, tout le monde connaît le sujet. Deux remarques pratiques quand même.

Laisser sa voiture sur place et rentrer en taxi coûte le prix de deux courses, celle du soir et celle du lendemain pour récupérer le véhicule. C’est un budget, mais qui reste sans rapport avec ce que coûte un contrôle positif, sans même parler du reste.

Et si vous êtes plusieurs, ce budget se divise. Quatre personnes qui rentrent ensemble vers l’Est lyonnais, chacune paie une fraction de la course. C’est souvent moins cher que ce que les gens imaginent, et c’est la première chose que je réponds quand on me demande si ça vaut le coup.

La question de la sécurité, qu’on nous pose de plus en plus

Depuis deux ou trois ans, une demande revient régulièrement, souvent formulée par des parents ou par des conjoints : est-ce que vous attendez que la personne soit rentrée avant de repartir ?

La réponse est oui, et ça ne se facture pas. Attendre trente secondes qu’une porte d’immeuble se referme, éclairer une allée avec les phares le temps que quelqu’un traverse une cour, s’assurer que la lumière s’allume à l’étage : ça fait partie du métier, en tout cas de la façon dont on le conçoit.

Il y a aussi les demandes de réservation faites par un tiers. Un père qui appelle pour sa fille étudiante, un employeur pour une salariée qui termine tard, un restaurateur pour sa serveuse. Dans ces cas-là, on convient du point de prise en charge exact et on communique la description du véhicule, pour que la personne sache dans quelle voiture elle monte. Ça évite les mauvaises surprises et ça rassure tout le monde.

Ce n’est pas un argument marketing, c’est simplement ce qui distingue un chauffeur identifié d’une voiture croisée au hasard dans la rue à 3 heures du matin.

Réserver avant, ou appeler à 2 heures du matin

Les deux fonctionnent, mais pas avec le même taux de réussite.

Une réservation prise en début de soirée, ou même dans l’après-midi, garantit qu’un véhicule est prévu pour vous. Vous donnez l’heure approximative, on ajuste par message si la soirée s’étire.

Un appel à 2 heures du matin un samedi, c’est plus aléatoire. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est arithmétique : à cette heure-là, le nombre de véhicules disponibles sur le secteur est limité et tout le monde appelle en même temps.

Le compromis qui marche bien : prévenez en début de soirée sans fixer l’heure exacte, puis confirmez quand vous savez. Ça prend dix secondes et ça évite d’être celui qui appelle en dernier.

Les nuits qui ne ressemblent à aucune autre

Certaines dates sortent complètement des habitudes et méritent d’être anticipées plusieurs jours à l’avance.

La Fête des Lumières en décembre, avec un centre-ville saturé et des périmètres fermés à la circulation. Les soirs de match au Groupama Stadium à Décines, où quarante mille personnes sortent en même temps. Les salons à Eurexpo, qui vident leurs allées d’un coup en fin de journée. Le 31 décembre, évidemment, où les créneaux sont pris longtemps à l’avance.

Sur ces soirées-là, la réservation la veille ne suffit souvent pas. Une semaine avant, oui.

Pour organiser un retour ou un départ de nuit

AB Taxi roule 24 heures sur 24 sur Lyon et l’Est lyonnais, Saint-Priest, Bron, Chassieu, Genas, Décines, Meyzieu et les communes autour. Que ce soit pour un retour de soirée, une prise de poste à 4h30 ou un transfert vers l’aéroport avant le lever du jour.

Pour réserver, appelez Brahim au 06 67 91 92 19. Et si c’est pour une soirée particulière, un réveillon, un mariage ou un match, appelez tôt : ces nuits-là se remplissent bien avant la date.