Les appels commencent en général vers la mi-décembre, et ils se ressemblent tous. Une famille de quatre ou cinq personnes, des skis, un vol au départ de Genève parce qu’il était moins cher, ou une semaine réservée en Tarentaise.
Un taxi Lyon Genève aéroport, ou une montée en station, ça n’a pas grand-chose à voir avec une course urbaine. La distance change tout : la préparation, le tarif, l’équipement du véhicule, et même les règles qui s’appliquent en chemin.
Genève, c’est plus près qu’on ne le croit
Depuis l’Est lyonnais, comptez environ 150 kilomètres et entre 1h45 et 2 heures de route dans des conditions normales, par l’A42 puis l’A40.
Ce qui fait varier ce temps, ce n’est pas tant l’autoroute que l’approche finale et le passage de la frontière. À certaines heures, notamment le vendredi soir et le dimanche, les abords de Bardonnex se chargent sérieusement.
Beaucoup de Lyonnais partent de Genève sans y avoir jamais mis les pieds autrement qu’en transit, souvent parce qu’une compagnie y propose une destination absente de Saint-Exupéry ou un tarif nettement inférieur. C’est un calcul qui se tient, à condition d’intégrer le trajet dans l’équation.
Le secteur France, ce que presque personne ne sait
Voilà le point qui mérite à lui seul de lire cet article.
L’aéroport de Genève possède un secteur français, accessible uniquement depuis le territoire français, par une route douanière au départ de Ferney-Voltaire. On y arrive sans avoir roulé un seul mètre en Suisse.
Le piège, c’est qu’on ne passe pas librement d’un secteur à l’autre. L’accès au secteur suisse depuis le côté français est réservé aux passagers munis d’une carte d’embarquement. Des voyageurs déposés du mauvais côté se retrouvent régulièrement obligés de reprendre un taxi pour cinq kilomètres et faire le tour par la frontière.
Donc, au moment de réserver, regardez votre billet et dites-nous de quel secteur part votre vol. Ça prend dix secondes et ça évite une situation aussi absurde que coûteuse.
La vignette suisse, un détail à 200 francs
Pour circuler sur les autoroutes et semi-autoroutes suisses, un véhicule doit être muni de la vignette annuelle, qui coûte 40 francs suisses. Sans elle, l’amende est de 200 francs, plus l’obligation d’acheter la vignette sur-le-champ.
C’est un sujet qui concerne le véhicule et son conducteur, pas le passager. Quand vous réservez une course, la question ne se pose donc pas pour vous. Elle se pose en revanche si vous envisagez d’y aller avec votre propre voiture, et beaucoup de gens l’apprennent au premier contrôle.
À noter qu’il existe des itinéraires qui restent côté français jusqu’au bout, précisément pour rejoindre le secteur France sans emprunter le réseau suisse.
Les stations, et le vrai temps de trajet
Depuis Lyon et l’Est lyonnais, l’A43 puis l’A430 mènent vers Albertville et la Tarentaise. Les ordres de grandeur, hors périodes de pointe :
- Chambéry et Aix-les-Bains, autour d’1h15 à 1h30 ;
- Albertville, environ 2 heures ;
- Courchevel, Méribel et Les Ménuires, entre 2h45 et 3 heures ;
- Val Thorens, Tignes et Val d’Isère, autour de 3 heures à 3h15 ;
- Chamonix, environ 3 heures par l’A40.
Ces durées valent pour un mardi de novembre. Un samedi de janvier, elles n’ont plus aucun sens.
Les samedis de transhumance
Les samedis de haute saison, toutes les locations changent de mains le même jour, à la même heure, sur les mêmes routes. Le résultat est connu : la vallée de la Tarentaise se transforme en file continue entre Albertville et Moûtiers, et les vingt derniers kilomètres de montée peuvent prendre une heure et demie.
Sur ces journées, deux stratégies fonctionnent. Partir très tôt, avant 6 heures, pour passer Albertville avant la vague. Ou partir en fin d’après-midi, une fois le gros du flux écoulé, quitte à arriver à la nuit tombée.
Ce qui ne fonctionne pas, c’est de partir à 9 heures un samedi de février en espérant que ça passe.
Ce que la loi impose en hiver
Depuis 2021, la loi Montagne II rend les équipements hivernaux obligatoires du 1er novembre au 31 mars dans les zones définies par les préfets de 34 départements, dont la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère.
Concrètement, le véhicule doit disposer de quatre pneus hiver ou quatre saisons portant le marquage 3PMSF, ou embarquer des chaînes ou chaussettes pour au moins deux roues motrices. Les pneus marqués seulement M+S ne suffisent plus.
Nos véhicules sont préparés pour cette période, et c’est une question qu’il ne faut pas hésiter à poser à n’importe quel transporteur avant une montée en station. Un véhicule mal équipé, ce n’est pas seulement une amende possible, c’est un risque réel sur une route verglacée à 1 800 mètres.
Bagages, skis, enfants
C’est l’aspect le plus concret, et le plus souvent sous-estimé au moment de réserver.
Cinq personnes pour une semaine, ce sont cinq valises, cinq paires de skis ou snowboards, des sacs à chaussures et généralement un ou deux sacs de courses. Un véhicule standard ne prend pas ça, même en s’appliquant.
Si vous partez à plusieurs avec du matériel, dites-le clairement au moment de la réservation, avec le nombre exact de passagers et de paires de skis. Un sept places se prévoit, il ne s’improvise pas le matin même.
Pour les enfants, les dispositifs de retenue adaptés à leur âge et à leur taille se demandent également à l’avance. Là encore, ça se prépare la veille, pas au moment du chargement.
Le retour, qu’on oublie de réserver
Neuf clients sur dix réservent leur aller et se disent qu’ils verront pour le retour. C’est une erreur qui coûte cher en fin de séjour.
Une descente de station un samedi, tout le monde la veut au même moment, entre 9 heures et midi. Un retour de Genève après un vol du soir, c’est un créneau où peu de véhicules sont disponibles côté français. Dans les deux cas, réserver quinze jours avant coûte le même prix et supprime le problème.
Pour un vol qui atterrit à Genève, donnez le numéro de vol plutôt que l’horaire théorique. Un décalage d’une heure sur un long-courrier, ça arrive souvent, et il est plus simple de suivre l’information à la source que de recevoir des messages depuis un tapis à bagages.
Et si vous rentrez de station avec un train à prendre derrière à la Part-Dieu, prévoyez une marge sérieuse. Sur ces trajets, une heure d’écart entre l’estimation et la réalité n’a rien d’exceptionnel un jour de départs.
Le prix, et pourquoi on parle de forfait
Sur une longue distance, le compteur n’est pas la meilleure formule pour personne.
Le principe d’un forfait, c’est de convenir d’un montant à la réservation, en tenant compte de la distance, du trajet retour et de la période. Vous savez à quoi vous en tenir avant de partir, et il n’y a pas de discussion à l’arrivée.
Deux éléments jouent sur ce montant, autant les connaître. La saison, parce qu’un samedi de février ne se prépare pas comme un mardi d’octobre. Et le retour, puisque le véhicule redescend généralement à vide, ce qui entre dans le calcul de toute course longue distance.
Pour un aller-retour groupé à plusieurs, le coût par personne devient souvent comparable à d’autres solutions, avec un porte-à-porte en prime et sans changement en cours de route.
Pour organiser votre départ
AB Taxi assure les liaisons longue distance depuis Lyon et l’Est lyonnais vers Genève, la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère, en véhicule jusqu’à sept places, avec devis établi avant le départ.
Pour un départ en vacances scolaires, appelez Brahim au 06 50 01 37 69 plusieurs semaines à l’avance. Les samedis de janvier et de février se réservent tôt, et les créneaux du petit matin partent en premier.